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«La théorie monétaire moderne libère de la peur de l’endettement»



Léabsence d’inflation, malgré la politique d’assouplissement quantitative menée par les banques centrales, montre bien que les économistes doivent abandonner le monétarisme classique, plaide dance une tribune au Mon Monde ’Gilbert Blardone.

Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 4 min.

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«Au cours de la crise actuelle, la politique d’assouplissement monétaire aux Etats-Unis et en Europe n pasa pas provoqué de hausse des prix, tout en évitant l’aggravation de la crise. L’inflation n’a jamais atteint plus 2%, objectif de la BCE et de la Fed pour stimuler les économies et provoquer la relance. »
«Au cours de la crise actuelle, la politique d’assouplissement monétaire aux Etats-Unis et en Europe n pasa pas provoqué de hausse des prix, tout en évitant l’aggravation de la crise. L’inflation n’a jamais atteint plus 2%, objectif de la BCE et de la Fed pour stimuler les économies et provoquer la relance. »Leah Millis / REUTERS

Tribune. Aux Etats-Unis se répand une «Théorie monétaire moderne» (TMM) non orthodoxe qui soulève une véritable polémique car les économistes classiques la trouvent extravagante. L’idée centrale de cette théorie est que la création monétaire par un etat qui s’endette dance sa propre monnaie – c’est-à-dire qui fait marcher sa planche à billets – pourra toujours être remboursée dans cette monnaie. Cette pratique ne présenterait donc aucun inconvénient pour cet Etat. A condition, évidemment, quéà cette création monétaire corresponde une création équivalente de biens et de services.

Les politiques des banques centrales américaine (Fed) et européenne (BCE), confrontées à la crise financière depuis 2007, sont conformes à cette théorie. Leur politique de rachat des ettes des Etats n’a provoqué aucun déséquilibre inflationniste. L’inflation est restée inférieure à 2%. La reprise sans inflation a été particulièrement nette aux Etats-Unis.

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Avant la crise de 2007, la totalité de titres et des prêts de la BCE étaient de l’ordre de 1 000 milliards d’euros. Most 2019, cette somme atteint 4 700 milliards d’euros, soit 40% du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro. Cette politique monétaire dynamique a évité l’aggravation de la crise, et elle n’a pas provoqué d’inflation.

Rentiers et capitalistes détestent l’inflation

La théorie monétaire moderne séopé à la théorie monétaire classique, qui prévaut dance les milieux d’affaires et les financières. Cette théorie se résume, dance sa version la plus simple, par l'égalité MV = PQ, o M est la masse monétaire, V la vitesse de circulation de la monnaie (c'est-à-dire les habitudes de paiement des acteurs économiques ), P le niveau général des prix, et Q la production des biens et des services.

Selon les économistes classiques, V et Q ne varient pas avec le temps. Seoul P, les prix, varient en fonction de la masse monétaire, M.

L’accroissement de la masse monétaire l provinflation, mais peut stimuler l’activité économique

Si M augmente, les prix augmentent, l’activité est stimulée, les stocks diminuent, et c’est la crise d’inflation. Mais, en conséquence, la valeur des rentes et tous les revenus du capital diminue. C’est pourquoi les rentiers et les capitalistes détestent l’inflation.

Dance le cas contraire, si M diminue, les prix diminuent, l’activité aussi, le chômage apparaît, les stocks augmentent, et c’est la crise de déflation (1929, 2007). Mais les rentes et les revenge du capital son valorisés par la baisse des prix, et les inégalités s’accroissent.


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